On a trouvé une cache abandonnée sous une station dans les hauts-froids

Objectif : repérage et extraction d’équipement utile

Zone : Hauts-Froids, sous la station de la vieille ligne ferroviaire

Conditions : brouillard épais, froid mordant, sol gelé et instable

Participants : seul

Le vent mord la peau à travers le poncho. L’air est glacé, coupant. Les Hauts-Froids ne pardonnent pas. Brouillard dense. Visibilité réduite à deux mètres. Le silence est lourd, presque palpable. Juste le craquement de mes bottes sur la glace fine. Pas un bruit d’Ombres, pas un souffle humain. Trop calme. Trop parfait.

J’avance lentement vers la station, ruine de béton fissuré, vestige d’un temps oublié. L’entrée partiellement effondrée. J’ai repéré des traces fraîches dans la neige – pas de rôdeurs, mais des pas humains, lourds, traînants. Sans doute un groupe de pillards ou des Corbeaux qui ont fouillé avant moi.

Sous la station, la lumière est faible, filtrée par des grilles rouillées. J’active la lampe frontale, réduit l’intensité au minimum. Bruit de gouttes d’eau gelée tombant en silence. L’odeur est âcre, mélange de métal rouillé et de moisissure humide. Je sens le poids du pendentif contre ma poitrine. Un rappel.

Je trouve l’entrée d’un conduit étroit, partiellement obstrué. Piège à bascule désamorcé, sans doute par les précédents visiteurs. Je récupère les restes, note mentalement l’usure des mécanismes. Plus bas, un filet suspendu presque invisible, tendu entre deux poutres. Je le désamorce prudemment, le range. Utile pour moi, si je dois revenir.

Le sol est traître, glace sous la terre meuble. Je pose un piège à trou camouflé à l’entrée du conduit, au cas où quelqu’un me suit. Silencieux, mortel si quelqu’un tombe.

Dans la pénombre, j’aperçois enfin la cache. Vieilles caisses métalliques, certaines ouvertes, d’autres intactes. À l’intérieur, rations séchées, munitions, quelques outils. Rien de neuf, mais c’est mieux que rien. Je remplis mon sac lentement, chaque mouvement calculé.

Un bruit sourd me glace. Un souvenir brutal me traverse l’esprit :

La tension dans l’air était palpable, chaque seconde s’étirant comme un élastique prêt à rompre. Les souvenirs de ce jour funeste, où l’aventure a tourné au cauchemar, revenaient en boucle. Dans un instant, tout pouvait basculer, comme lorsque l’on a glissé dans un conduit effondré des hauts-froids, une chute vertigineuse qui a laissé des marques indélébiles. Cet événement tragique a fait prendre conscience des dangers insoupçonnés de la montagne, rappelant que la nature peut se montrer impitoyable.

Alors que l’ombre de ce souvenir s’installait, le cri d’Emily résonnait, un appel désespéré à fuir. La peur s’emparait de Lucas, l’absence de lumière au fond du tunnel symbolisant l’incertitude de leur sort. Les frissons de ce moment crucial rappelaient les instants passés à attendre trop longtemps au col des hauts-froids, une expérience qui avait mis à l’épreuve leur courage et leur persévérance. Chaque pas en avant devenait une lutte contre la panique, et le silence qui suivit était lourd de promesses oubliées. Que s’était-il réellement passé dans ces instants fatidiques ?

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“Lucas, cours ! Ne regarde pas en arrière !”

Le cri d’Emily, déchirant, juste avant le silence.

Je serre le poing autour du carnet. La douleur au cœur se rappelle, lancinante. Je respire lentement. Reviens au présent. Toujours en alerte.

Je remonte et trouve des traces fraîches, plus nombreuses. Je ralentis. Je ne suis pas seul. Ma position est compromise. Je désamorce deux autres pièges artisanaux, mal posés, presque amateurs. Pas de Grim ni de Corbeaux, mais des amateurs dangereux.

Je décide de quitter la zone par un passage latéral que j’ai repéré à l’aller. Le terrain est instable, des plaques de glace menacent de céder. Chaque pas est une menace. Le souffle court, les muscles tendus. Je sens le poids du froid dans mes os, le cœur qui bat trop fort parfois.

Je sors enfin. Le brouillard masque tout. Je me fonds dans les ombres, pas un bruit. La station disparaît derrière moi, avec ses secrets et ses morts.

Pas de contact aujourd’hui. Pas de Mira, pas d’Ethan. Seul avec le silence et le froid.

Les caisses sont lourdes. Le sac est plein. Le pendentif brûle contre ma peau.

Le doute me ronge. Cette cache, c’est un piège ? Une invitation ? Ou juste un vestige inutile ?

Je note : revenir. Renforcer les pièges. Rechercher des signes de vie.

Je marche vers La Carrière, le froid me suit comme une ombre.

Et je murmure leur nom dans le vent.

Silence. Ombres. Toujours.

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