Le sang séché dans le bunker avait déjà attiré les rats

Objectif : repérage et extraction d’un paquet laissé par Ethan

Zone : La Carrière, secteur des anciens ateliers métallurgiques

Conditions : crépuscule, ciel couvert, humidité lourde, sol glissant

Participants : seul, malgré l’invitation d’Ethan

J’avance sans bruit, bottes sur le béton fissuré. Le vent porte une odeur âcre, mélange de rouille et de décomposition. Le bunker est semi-enterré, à moitié effondré. Entrée dissimulée sous des tôles branlantes.

Je détecte des traces fraîches. Pas humaines, pas rôdeurs non plus. Rats. Ils ont trouvé le sang sec.

Pas de pièges, ou alors désamorcés. Ethan a dû passer avant. Je serre la prise sur le lance-pierres. Silencieux, précis.

Je pénètre dans l’obscurité. L’air est lourd, saturé d’une odeur putride qui pique la gorge. Les rats s’agitent, leur bruissement me rappelle trop ceux qui ont dévoré Emily et Lucas.

Leurs cris étouffés, la peur dans les yeux de Lucas, le goût du sang sur mes mains…

Je secoue la tête. Pas le moment de flancher. Le paquet est là, posé sur une caisse. Fragile, mais précieux.

Un bruit. Quelque chose bouge dans l’ombre. Je me fige.

Un sifflement aigu. Piège à bascule. Je l’ai évité de justesse. Merde.

La tension est palpable, chaque son résonne comme une menace. Le sifflement aigu qui m’a prévenu d’un danger imminent rappelle des histoires de pièges sournois, comme celles que l’on retrouve dans Un sifflement à travers les grilles de ventilation rouillée. Ce sont ces bruits, souvent négligés, qui peuvent sauver des vies ou, au contraire, précipiter une chute. L’atmosphère devient pesante lorsque l’on réalise que chaque pas peut être un faux pas, comme Clara l’a vécu juste avant sa chute fatale, un récit détaillé dans Les oiseaux se sont tus juste avant que Clara ne chute.

Dans ce contexte, désamorcer le mécanisme de ce piège devient une priorité. Chaque détail compte, et il est crucial de garder en tête les leçons apprises. Renforcer cette zone, c’est non seulement une question de stratégie, mais aussi une promesse envers soi-même de ne pas reproduire les erreurs du passé. La vigilance est la clé, et la préparation peut faire toute la différence dans l’adversité.

Je désamorce le mécanisme, prends note mentale de renforcer cette zone si je reviens.

Je récupère le paquet. Lourd, contenu inconnu.

Le chemin du retour est un cauchemar. Le sol glissant, mes muscles tendus. Un craquement derrière moi. Je me retourne, rien. Juste l’écho de mes pas.

Je décide de contourner la zone par le tunnel inondé, plus long, plus sûr. L’eau froide me saisit jusqu’aux genoux, fait battre mon cœur plus vite.

Emily, tu aurais eu froid ici. Lucas aussi.

J’ignore la douleur lancinante dans ma poitrine. La cicatrice invisible.

De retour en surface, la lumière baisse. Le ciel s’assombrit.

Je n’entends aucun corbeau. Pas de Grim, pas de maraudeurs. Pas encore.

Mais les rats restent. Les ombres aussi.

Je note tout dans le carnet, griffonne des croquis du bunker et des pièges. Je referme la page avec un goût amer.

Rien n’est jamais sûr. Rien n’est jamais fini.

Le paquet attend.

Le doute aussi.

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