Mira m’a dit d’attendre près du port. elle n’est jamais revenue

Objectif : Extraction / Contact

Zone : La Carrière, secteur portuaire

Conditions : Brume épaisse, lumière faible, odeurs de métal rouillé et d’eau stagnante

Participants : Moi seul, attente de Mira

Je me poste près des docks. La brume serre tout. L’eau bouge sans bruit. L’odeur de sel mêlé à la rouille me pique les narines. Sous mes bottes, des traces fraîches de pas humains, pas de rôdeurs. Elles s’arrêtent ici, à l’ombre d’un vieux container éventré.

Mira devait venir. M’a dit : « Attends là, je reviens vite. » Ce qu’elle fait jamais. Pas cette fois.

J’ai tendu des pièges autour. Filets suspendus, déclencheurs à bascule, fil de fer tranchant à hauteur du ventre. Rien. Pas un bruit. Pas un mouvement. Juste le vent qui grince dans les câbles.

Je guette. Les minutes s’étirent. Chaque craquement me fait sursauter. J’écoute des sons lointains, des grognements sourds, peut-être les Ombres qui s’approchent. Trop loin, encore. Trop silencieux.

J’ai griffonné dans le carnet. Les mots sont durs, courts. Les souvenirs me vrillent la tête.

Emily, Lucas… Tu étais là, je t’ai vu tomber. Impuissant. Et elle, Mira… pourquoi t’as fui ? Pourquoi tu m’as laissé ?

Les souvenirs me hantent, comme une mélodie triste qui ne veut pas s’éteindre. Chaque visage, chaque cris résonnent dans ma tête, et je me demande pourquoi ils ne sont plus là. Dans ce moment de désespoir, il m’est impossible d’oublier ce qui s’est passé. La chute de Clara est gravée dans ma mémoire, un événement tragique qui a laissé des cicatrices indélébiles. Pour plonger dans cette histoire émouvante, découvrez les détails de cette chute tragique.

Je sais que chaque personne présente ce jour-là a ressenti la même impuissance. Le poids de la perte se mêle à une quête de réponses. Pourquoi Mira a-t-elle fui ? Le pendentif que je serre entre mes doigts semble être la seule connexion qui me reste avec eux. Il me rappelle les instants heureux, mais aussi la réalité cruelle de l’absence. Quelles leçons tirer de ces moments ? L’espoir persiste, et il est temps de faire face à ce passé pour avancer.

Je serre le pendentif. Son poids me ramène.

J’ai pensé à revenir sur mes pas, partir. Mais la promesse de Mira m’enchaîne. Je veux y croire, un peu. Je repense à son regard, à sa colère froide, à la tension qui vibrait entre nous. Elle n’a jamais aimé attendre.

Les pièges n’ont pas bougé. Pas de passage d’ennemi, pas de Corbeaux. Peut-être un piège qui a sauté en silence, ou un silence plus lourd, plus dangereux.

Je vérifie le lance-pierres. La pierre est prête. Le couteau à la ceinture, froid contre ma peau. Le poncho me colle, humide. Mon bras gauche me fait mal. La cicatrice brûle quand je bouge.

J’entends un bruit sourd, un éclat métallique au loin, mais impossible de localiser. Je me fige, prêt à agir. Rien.

Le doute me ronge. Suis-je le dernier ici ? Ai-je été abandonné ? La Carrière semble avaler tout ce qui s’y aventure.

Je note une dernière chose :

Mira n’est pas revenue. Je ne l’attendrai pas indéfiniment. La nuit tombe. Je bouge au premier signe. Le silence est une menace. J’ai faim. J’ai froid. J’ai peur.

Le jour meurt. La brume s’épaissit. Je suis seul.

Le carnet reste ouvert, la page froissée. Rien d’autre à faire que marcher dans l’ombre. Toujours.

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